voiture porpre : autolib
Frustrée de ne pas avoir pris le train du vélib dans ses gares, la SNCF veut participer à l’autolib.
Le projet autolib est à l’initiative de la vile de Paris et de son maire Bertrand Delanoë. La mairie de Paris a lancé son appel d’offre pour une voiture propre.
Pour satisfaire au lancement d l’autolib, la SNCF compte puiser sur le fonds d’investissement qu’elle a crée en ce début de printemps pour l’”écomobilité”, à hauteur de 15 millions €.
Pour rester cohérent avec la réalité des déplacements des franciliens, le maire de Paris souhaite étendre son projet à quelques communes autour de Paris. Les services de la ville étudient l’aspect juridique de ce nouveau service intercommunal.
L’offre SNCF prend d’autant plus de poids, qu’elle apporte dans ce projet son réseau de gares en île de France.
Pour le moment, ce projet porte sur environ 2000 véhicules disponibles à la location sur 500 à 700 stations. Un système de réservation par internet permettra une prestation au coup par coup, voir des abonnements ou même un achat.
Détail : le véhicule qui correspondra à ce nouveau service n’est pas encore arrêté. La mairie de Paris souhaiterait porter au chier des charges une voiture à 4 places pour faciliter le transport des enfants. L’offre des constructeurs n’est pas très étoffée dans ce domaine. Grande voiture égale voiture lourde, donc besoin d’énergie et, la batterie est le maillon faible de la voiture électrique.
Depuis la dernière flambée du pétrole, on assiste à une effervescence de projets autour des véhicules propres. Cette tempête autour du baril est difficilement compatible avec les délais de développement des constructeurs automobiles ou autres. Souhaitons que la ville de Paris ne cherche pas qu’à faire de la politique en mettant en place un système non fiable qui in fin ne répondrait pas au souci des français de diminuer le coût du déplacement automobile.
Paris n’innove pas sur la voiture propre, déjà au premier choque pétrolier de 1973 des initiatives ont été prises. L’exemple le plus durable en France est celui de La Rochelle. Mais, Lyon, Antibes se sont fait également leur expérience du sujet. Pour l’heure, les mises en place sont de l’ordre du laboratoire.
Espérons que la conjoncture permettent le développement de véritables projets. La guerre économique des constructeurs, la vague de développement durable, les enjeux environnementaux, la flambée du pétrole, autant de facteurs qui s’additionnent pour laisser grandir les besoins.
Reste un pas à franchir, l’adéquation besoin - marché. Les municipalités, les associations, les loueurs, les gestionnaires de grands parcs automobiles s’accordent à évaluer ce marché à 7000 utilisateurs effectifs.
Il va falloir que les intentions rattrapent la réalité.



